
Nous allons vous parler aujourd'hui, de deux gros réactionnaires fanatiques, sarkozystes convaincus : Ivan Rioufol et Max Gallo. Convaincus par cette nouvelle lubie du patron de l'UMP, son "ministère de l'immigration et de l'identité nationale".
Ils se voient, il va de soi, ainsi que font la plupart des "nouveaux" réactionnaires, comme des résistants.
Résistance à quoi?
Ben cette question: à la "bien-pensance", évidemment.
Au "droit-de-l'hommisme", à "l'antiracisme", et autres lubies "gauchistes".
Nous vivons dans une époque où de grotesques prêcheurs de haine peuvent ainsi poser aux maquisards, pour mieux usurper leur combat pour la tolérance et la fraternité.
Tout d'abord, donc, Ivan le pénible annonce, crânement, dans "Le Figaro", que nous allons devoir faire, en 2007, "un choix de civilisation".
Il précise que "c'est la préservation de la culture qui est (...) posée", et déplore "une indifférence pour les bouleversements identitaires que produit l'immigration extra-européenne".
C'est déjà explicite, mais ça va crescendo: "Une déculturation est en marche, quand la France laisse filer son autorité, sa fierté".
Et qui menace, je vous le demande, la fierté (blanche)?
Notre courageux tribun emprunte sa réponse à Chateaubriand, qui déjà, "découvrant la Grèce (...) sous l'occupation ottomane", s'inquiétait: "La France perdra-telle ainsi sa gloire? Sera-t-elle ainsi dévastée, foulée aux pieds dans la suite des siècles?"
Le (fier) message de notre nouveau Chateaubriand est donc limpide: il est grand temps, aujourd'hui comme hier (et d'ailleurs comme toujours), de bouter le Sarrasin, que l'on n'entend déjà que trop feuler dans nos campagnes.
Pour nous aider à mieux prendre la mesure du péril basané, Rioufol cite "Ayann Hirsi Ali, la rebelle de l'islam", qui "nous a mis en garde" en ces termes, il est vrai, dénués de la moindre ambiguité: "En relativisant la morale et en affirmant l'équivalence des cultures, nombre de vos intellectuels empruntent, sans même s'en apercevoir, les chemins de l'autodestruction".
Quant à "la morale" de ce prêche apocalyptique, elle est, on l'aura compris, que le danger n'est pas seulement foncé de peau, mais aussi musulman.
Rioufol, pour conclure, crache: "La tentation existe, chez les adeptes de la table rase, de laisser l'immigration décider de ce que sera la France de demain. Dans ce cas, la nation aura disparu avant la fin du XXIe siècle. Si personne ne s'en inquiète aujourd'hui, il sera vite trop tard".
Max Gallo, ensuite, en rajoute une (grosse) louche, sur France Info : "Notre spécificité est menacée car nous ne connaissons plus notre histoire [...] Nous voulons copier des spécifictés étrangères, par exemple il nous faudrait des régions fortes sur le modèle des landers allemands. Nous ne sommes pas l'Allemagne, notre ADN est différent, et je croit que nous ne devrions accepter que des propositions correspondant a l'ADN de la nation."
Et voici la théorie de la pureté de la race qui refait surface. La campagne de Nicolas Sarkozy ne devait-elle pas prendre de la hauteur ? Elle atteint ici des sommets mondiaux d'ignominie.


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