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Les valeurs socialistes sont universelles, non parce qu’elles sont nées quelque part et qu’elle ont essaimé partout, mais parce qu’elles ont germé partout et qu’elles sont imprégnées de toutes les cultures et de toutes les utopies.

Nous leurs donnerons donc les contours de nos souverainetés revivifiées. Le monde s’est globalisé ? Qu’à cela ne tienne. Nous planterons et nous grefferons les valeurs républicaines du village au monde.

Nous le sauverons donc, ce socialisme Républicain, social et laïc, en suivant les mots de René Char "Agir en primitif et prévoir en stratège", et en restant fidèles, jusqu'au combat, aux valeurs portées, incarnées, par Laurent Fabius.

Et pour cela, nous sommes prêts à affronter toutes les polémiques, à dompter les violences de l’immobilisme actuel, qu'incarne, par essence, la droite, et qui est dévastateur.

Et pour cela, nous ferons notre ces mots de Laurent Fabius "Je ne sais quelle sera la récompense, mais je sais que la gauche et la France sont deux causes superbes qui méritent qu’on leur consacre sa vie".

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Actualités

Vendredi 22 septembre 2006

L'OCDE dénonce l'inégalité sociale dans l'Ecole française

"En France, un élève issu d’un milieu défavorisé a 4,3 fois plus de risques qu’un élève issu d’un milieu privilégié de se situer au bas de l’échelle d’aptitudes en mathématiques. Ce chiffre se situe légèrement au dessus de la moyenne des pays de l’OCDE". Cette phrase est issue d'une nouvelle étude de l'Ocde qui met en parallèle les résultats et les caractéristiques des systèmes éducatifs des pays membres de l'organisation. Et elle épingle la France sur l'inégalité sociale devant l'Ecole.

Le plan Ambition réussite présenté par Gilles de Robien peut-il inverser cette tendance ? Je ne le crois pas. Cet énième plan ne changera pas grand chose et représente un simple saupoudrage de moyens. D'autres dispositifs vont accentuer l'inégalité sociale à l'Ecole. C'est le cas par exemple de l'apprentissage junior. Ce dispositif vise à écarter de l'Ecole les jeunes des milieux défavorisés en les orientant précocement vers ce qui ressemble fort à une voie d'exclusion. Enfin le débat politico-médiatique sur la carte scolaire n'est pas sans rapport avec cette question. Une libéralisation de la carte sans augmentation nette des moyens des zep ne ferait qu'aggraver la ghettoïsation de ces établissements et creuser le fossé social.

Pour consulter l'étude, c'est ici.

Par Serge Blisko (Député de Paris)
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Vendredi 29 septembre 2006

  PARIS (AFP)

L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a jeté l'éponge, jeudi, dans la course à l'investiture socialiste pour 2007, et d'ores et déjà indiqué qu'il "ne ferait pas le choix" de Ségolène Royal lors de la primaire présidentielle organisée au sein du PS.
Mettant un terme à plusieurs semaines de suspense après un retour très progressif sur le devant de la scène politique, a officiellement annoncé sur RTL qu'il ne serait pas candidat à l'investiture socialiste. "Faute de pouvoir rassembler, je ne veux pas diviser (...) Je ne veux pas fractionner", a-t-il expliqué.

Invité à dire quel serait son choix dans la primaire socialiste, Lionel Jospin a indiqué qu'il ne voterait pas pour Ségolène Royal le 16 novembre. "Je ne ferai pas ce choix", a-t-il dit. Il s'est refusé à prendre parti pour l'un des autres candidats. Sont aujourd'hui candidats déclarés, outre Mme Royal, Laurent Fabius, Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn. "J'ai besoin d'entendre ceux qui seront les acteurs de la campagne interne. C'est en fonction de ce qu'ils diront, de ce qu'ils défendront, que je me déterminerai le moment venu", a affirmé l'ancien Premier ministre.

"Peut-être sera-ce d'ailleurs seulement un choix personnel que je ferai dans ma section. Ca ne relèvera pas forcément d'une proclamation", a-t-il dit. M. Jospin, qui avait déjà reproché à la députée des Deux-Sèvres sa "démagogie", a estimé que "les citoyens ne sont pas faits pour être flattés" parce qu'"ils sont intelligents, avisés et attentifs".

Il a ajouté aussi "ne pas avoir aimé les pressions ou les tentatives d'intimidation qui se sont opérées ces derniers jours et qui témoignent d'ailleurs d'une curieuse nervosité". "Les pressions qu'on exercerait sur le maire de Paris, je parle d'un député socialiste qui évoque l'idée de primaires violentes à Paris, d'organiser des manifestations devant mon domicile. Cela m'inquiète sur le climat de cette campagne interne si certains ne retrouvent pas leur sang-froid", a-t-il dit.
M. Jospin faisait allusion à des propos de Christophe Caresche, adjoint au maire de Paris et partisan de Ségolène Royal, rapportés par Le Monde.

Par Bruno Lamothe
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Vendredi 29 septembre 2006

Interviews de Claude Bartolone, Député et Directeur de campagne de Laurent Fabius au sujet de la non-candidature de notre camarade Lionel Jospin.

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“Royal, DSK et Fabius incarneront les “trois lignes” proposées aux militants socialistes”

PARIS (AP)logoap.gif — Le retrait de Lionel Jospin de la course à l’investiture socialiste redessine l’offre politique pour la campagne interne du PS en “trois lignes”, selon le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone. “Une ligne très ‘opinion publique’ présentée par Ségolène Royal dont on a du mal quelquefois à comprendre quelles sont toutes les positions”, a indiqué Claude Bartolone jeudi sur LCI. “Une ligne portée par Dominique Strauss-Kahn qui se veut plus sociale-démocrate, et puis la ligne présentée par Laurent Fabius qui veut, sur des propositions précises, donner envie aux électeurs de gauche d’aller voter parce que c’est vraiment l’objectif”, a estimé le directeur de campagne du député de Seine-Maritime. Claude Bartolone s’est dit soucieux de ne pas voir les électeurs “se réfugier dans le populisme” ou “l’abstention”, et a plaidé pour “le rassemblement de la gauche pour un vrai changement”. Interrogé par l’Associated Press, le député de Seine-Saint-Denis a estimé que la décision de Lionel Jospin “ne change rien sur les rapports de force” au PS. En revanche, “la parole de Lionel Jospin sur sur son opposition à Ségolène Royal sera beaucoup plus audible maintenant qu’il n’est plus candidat”, a espéré M. Bartolone. Il a invité les jospinistes à se rallier à Laurent Fabius. “Je le souhaite, mais ce sera à eux de se déterminer”, a-t-il dit. AP | 28.09.06 | 10:01

reuters1.gifLa campagne interne “entre dans le réel”, dit Claude Bartolone

PARIS (Reuters) - Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius, a estimé jeudi que la non candidature de Lionel Jospin à l’investiture présidentielle du Parti socialiste éviterait aux militants de faire leur choix sur des impressions. “On va entrer dans le réel. Les espaces vont se réduire et les choses vont être plus claires. Nous aurons trois candidatures sûres”, a expliqué à Reuters le député de Seine-Saint-Denis. “Les militants vont pouvoir choisir non pas sur des impressions mais sur des lignes claires”. Lors du vote du 16 novembre, les adhérents du PS pourront choisir “une vision de la politique tout à fait différente entre une certaine forme de démocratie d’opinion”, que représente à ses yeux Ségolène Royal, “une vision social-démocrate” incarnée par Dominique Strauss-Kahn et “une vision plus volontariste”, celle de Laurent Fabius. Lionel Jospin a annoncé jeudi qu’il renonçait à briguer l’investiture “faute de pouvoir rassembler” les socialistes sur son nom. L’ancien Premier ministre a dit, sans la citer, qu’il ne se rallierait pas à la candidature de Ségolène Royal mais qu’il écouterait ce qu’avaient à dire les autres présidentiables pour apporter son soutien éventuel à l’un d’eux “Quelles que soient les oppositions qu’il y a pu avoir entre
Laurent Fabius et Lionel Jospin, ils se retrouvent sur de nombreux points communs, notamment sur leur conception du rôle de la délibération politique et de l’importance du débat d’idées pour faire bouger la politique”, a expliqué Claude Bartolone. “Je souhaite que Laurent Fabius en développant la vision qui est la sienne dans les jours qui viennent puisse faire comprendre à Lionel Jospin que c’est un discours, une fibre qui correspond à beaucoup des combats qu’il a menés”, a-t-il ajouté

 

Par Equipe de campagne
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Samedi 30 septembre 2006

Premier appel de parlementaires socialistes pour l’investiture de Laurent Fabius à l’élection présidentielle

Représentants du peuple, nous partageons et nous exprimons ses souffrances et ses attentes.

Ces souffrances s’appellent précarité, chômage, vie chère, absence de services publics suffisants dans les quartiers ou les campagnes. La politique de la droite accroît les inégalités. C’est pourquoi nous la combattons à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Parlement européen, et sur le terrain dans les mobilisations sociales.

Les attentes populaires sont tout aussi claires ! Pouvoir d’achat, logement, école, ambition industrielle et scientifique, démocratie nouvelle, Europe qui protège les salariés et qui préserve l’environnement, voilà ce que demandent nos concitoyens.

Une victoire de N. Sarkozy en 2007 produirait une déflagration libérale destructrice.

Seul un succès de la gauche permettra le vrai changement. Pour gagner, il faudra rassembler, ce qui n’est possible que sur des valeurs, des propositions et des alliances clairement de gauche.

C’est l’enjeu de la désignation du candidat socialiste et c’est pourquoi nous nous engageons aux côtés de Laurent Fabius :

- Parce qu’il a tiré pour le futur toutes les leçons de la défaite du 21 avril 2002 et agi pour stopper la déferlante libérale en France et en Europe ;

- Parce qu’il possède l’expérience nationale et internationale sans laquelle on ne conduit pas une grande nation dans un monde instable et menaçant ;

- Parce qu’il a toujours défendu avec courage les valeurs républicaines, et d’abord la laïcité contre le danger communautariste ;

- Parce qu’il n’a cessé depuis 2002 de préparer le rassemblement des forces de gauche, condition de la victoire et du changement ;

- Parce qu’il revendique le projet socialiste auquel il a largement contribué et qu’il enrichit à travers sept engagements précis pour 2007 et pour l’avenir.

Avec Laurent Fabius, nous voulons construire une France forte et solidaire, forte parce que solidaire. Nous appelons les militantes et les militants socialistes à soutenir sa candidature pour rassembler la gauche, battre la droite et réussir ensemble le changement en 2007.

Premiers signataires :

ANDRIEUX Sylvie, députée des Bouches-du-Rhône
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ANGELS Bernard, sénateur du Val-d'Oise
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BACQUET Jean-Paul, député du Puy-de-Dôme
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BALLIGAND Jean-Pierre, député de l’Aisne
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BAPT Gérard, député de la Haute-Garonne
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BARTOLONE Claude, député de la Seine-Saint-Denis
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BATEUX Jean-Claude, député de la Seine-Maritime
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BERÈS Pervenche, députée européenne
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BERGÉ-LAVIGNE Maryse, sénatrice de la Haute-Garonne
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BLISKO Serge, député de Paris
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BOUCHERON Jean-Michel, député d’Ille-et-Vilaine
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BROTTES François, député de l’Isère
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CARCENAC Thierry, député du Tarn
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CATHALA Laurent, député du Val-de-Marne
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CHARASSE Michel, sénateur du Puy-de-Dôme
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CHARZAT Michel, député de Paris
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CLAEYS Alain, député de la Vienne
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COCQUEMPOT Gilles, député du Pas-de-Calais
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COURTEAU Roland, sénateur de l’Aude
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DOLEZ Marc, député du Nord
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DREYFUS-SCHMIDT Michel, sénateur du Territoire de Belfort
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DUMONT Jean-Louis, député de la Meuse
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DUPRÉ Jean-Paul, député de l’Aude
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DURRIEU Josette, sénatrice des Hautes-Pyrénées
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DUSSAUT Bernard, sénateur de la Gironde
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FERREIRA Anne, députée européenne
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FORGUES Pierre, député des Hautes-Pyrénées
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FRÉCON Jean-Claude, sénateur de la Loire
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GAUTIER Charles, sénateur de la Loire-Atlantique
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GOURIOU Alain, député des Côtes-d'Armor
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HABIB David, député des Pyrénées-Atlantiques
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HUREL Sandrine, sénatrice de la Seine-Maritime
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IMBERT Françoise, députée de la Haute-Garonne
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KHIARI Bariza, sénatrice de Paris
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LACUEY Conchita, députée de la Gironde
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LAIGNEL André, député européen
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LAMBERT Jérôme, député de la Charente
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LEFAIT Michel, député du Pas-de-Calais
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LEROY Jean-Claude, député du Pas-de-Calais
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LIENEMANN Marie-Noëlle, députée européenne
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LONCLE François, député de l’Eure
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MADRELLE Bernard, député de la Gironde
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MADRELLE Philippe, sénateur de la Gironde
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MARTIN Philippe, député du Gers
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MASSION Marc, sénateur de la Seine-Maritime
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MATHUS Didier, député de la Saône-et-Loire
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MELENCHON Jean-Luc, sénateur de l’Essonne
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MESQUIDA Kléber, député de l’Hérault
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MICHEL Jean, député du Puy-de-Dôme
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MICHEL Jean-Pierre, sénateur de la Haute-Saône
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MIGAUD Didier, député de l’Isère
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NERI Alain, député du Puy-de-Dôme
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PAJON Michel, député de la Seine-Saint-Denis
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PEREZ Jean-Claude, député de l’Aude
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QUILÈS Paul, député du Tarn
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RAOULT Paul, sénateur du Nord
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ROY Patrick, député du Nord
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SAUGUES Odile, députée du Puy-de-Dôme
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SIGNÉ René-Pierre, sénateur de la Nièvre
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TROPEANO Robert, sénateur de l’Hérault
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VANTOMME André, sénateur de l’Oise
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VIDALIES Alain, député des Landes
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WEBER Henri, député européen
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Par Bruno Lamothe
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Samedi 30 septembre 2006

Article du site

 

www.laurent-fabius.net

 

Contribution de Laurent Fabius

Dérèglement climatique, augmentation des pollutions, catastrophes naturelles, ma conviction est forte et ancienne : le 21ème siècle sera écologique ou ne sera pas. Pour l’homme et pour la planète, c’est désormais une question de survie. Il est grand temps de réagir en faveur d’une écologie active. C’est un de mes sept engagements pour 2007. Je souhaite y revenir dans ce billet car la question écologique devra être au cœur de notre rendez-vous avec les Français.

La prise de conscience de cette situation se développe rapidement, y compris aux Etats-Unis, comme le montre l’excellent film de l’ancien vice-président Al Gore et les initiatives prises par certains Etats américains. Mais il reste un décalage considérable entre les discours et les actes. Dans notre pays, la plupart des forces politiques et des candidats à la présidentielle parlent d’écologie, mais bien peu indiquent sur quelles mesures concrètes ils s’engagent pour faire du développement durable une priorité dans tous les domaines de l’action publique.

Le bilan de la droite sur ce sujet est consternant : loi sur l’eau vidée de son contenu, plan climat sans mesure contraignante, affaiblissement politique du ministère chargé de l’environnement et réduction très forte de ses crédits, privatisation d’EDF et de GDF qui prive nos concitoyens d’un outil majeur de régulation publique, construction d’un nouveau réacteur nucléaire EPR sans débat et sans perspectives fortes pour les énergies renouvelables, discrédit international avec l’équipée du Clémenceau au mépris de la Convention de Bâle sur les déchets dangereux. Quant aux propositions du candidat Sarkozy, il ne faut pas beaucoup d’effort pour lire entre les lignes l’obéissance fidèle aux lobbies divers qui agissent contre l’écologie.

Pour moi, l’urgence écologique est simultanément une urgence sociale. C’est vrai au niveau mondial comme à l’intérieur de nos frontières. Qui sont les premières victimes de la raréfaction des ressources en eau propre ? Lorsque Katrina balaie La Nouvelle Orléans , quels sont ceux que l’administration de M. Bush laisse plusieurs jours sans secours ? Chez nous, qui souffre prioritairement de la montée des prix de l’essence, de l’augmentation du prix de l’eau, de la dégradation de l’environnement urbain ? La politique écologique de la gauche, après 2007, devra s’appuyer dans toutes ses dimensions sur les principes de ce que j’ai appelé depuis longtemps la « social-écologie », qui vise à concilier en permanence la plus haute exigence écologique avec la justice sociale.

C’est pourquoi il est important, sur la base de notre projet socialiste, d’approfondir et de préciser nos propositions. Celles-ci ne peuvent se limiter à un discours vague sur l’excellence environnementale ou à des propositions emblématiques, comme l’interdiction de l’expérimentation des OGM de plein champ, qui sont indispensables mais ne suffisent pas. Leur mise en œuvre devra s’appuyer sur un débat démocratique permanent, qui ne se limite pas à recueillir les observations et les propositions, mais qui fournit aux citoyens un vrai droit d’être informé dans la transparence, de donner leur avis, d’alerter et de débattre, et un vrai pouvoir de prendre des initiatives.

Plusieurs mesures fortes, sur lesquelles je m’engage, montrent ce que nous entendons faire pour un changement écologique à la hauteur des enjeux :

1) Une loi programme fixant sur cinq ans des objectifs contraignants sur les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la préservation de l’eau et le développement des transports collectifs

Cette loi s’appuiera sur deux mesures montrant clairement notre différence par rapport à la politique actuelle, et indispensable pour atteindre ces objectifs : EDF retrouvera un statut 100% public, et la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers prévue par la droite au 1er juillet 2007 sera immédiatement réexaminée.

En matière de politique énergétique, la priorité aux économies et aux énergies renouvelables se traduira par plusieurs mesures très ambitieuses. Dans l’habitat, la mise aux meilleures normes d’isolation de tous les logements sociaux devra être réalisée sur les cinq prochaines années. Dans les transports, sera mis en œuvre un programme volontariste de ferroutage, jusqu’à présent toujours annoncé mais jamais réalisé. La diversification énergétique se traduira par un accroissement très important des crédits en faveur des énergies renouvelables et de l’habitat écologique.

Face au péril du dérèglement climatique, je proposerai à nos partenaires européens l’adoption d’une fiscalité écologique fondée sur le principe du pollueur/payeur. Et nous mobiliserons la communauté internationale pour qu’une Organisation mondiale de l’environnement voie enfin le jour, capable notamment de sanctionner les pays qui violent le protocole de Kyoto et de faire respecter les exigences environnementales dans les échanges internationaux.

2) Agir pour un véritable service public de l’environnement

Il n’existe pas en France de service public de l’environnement identifiable par les citoyens. Lorsqu’ils souffrent du bruit ou des odeurs d’une installation industrielle, lorsqu’ils suspectent la présence de plomb dans leur logement, les Français n’ont pas de service de proximité vers lequel se diriger spontanément. Ceci suppose de sortir de l’incantation et de constituer enfin le grand ministère de l’environnement autour des pôles environnement, agriculture, transports et énergie, placé sous l’autorité d’un vice-Premier ministre, Ministre d’Etat chargé du développement durable. Il impose aussi, en matière d’eau et de déchets, de rendre aux collectivités publiques leur pouvoir de décision aujourd’hui limitée dans les faits par certains intérêts privés.

3) Un plan national de soutien pour des villes écologiques.

80 % des Français vivent aujourd’hui dans les villes et leurs périphéries. Or, la réalité urbaine quotidienne est trop souvent celle du bruit, de la laideur, de l’étouffement. La politique de l’environnement doit améliorer l’environnement quotidien des Français. Pour cela, je veux relancer une politique de lutte contre le bruit et aider à la couverture des périphériques et des grands axes des centres-villes. Il faudra aussi rétablir les aides publiques au transport collectif laminées par la droite depuis 2002 et rééquilibrer les dépenses entre le transport individuel routier, privilégié, et les autres modes de transport. Je propose enfin d’encourager un aménagement du territoire plus écologique, notamment en incitant au rapprochement de l’habitat avec le lieu de travail.

4) De vraies initiatives pour la reconquête de nos ressources naturelles.

Le patrimoine naturel de notre pays est très dégradé. 75 % des eaux douces françaises sont contaminées par les nitrates et les produits phytosanitaires, la Méditerranée a perdu une large part de ses poissons avec l’envahissement de la taxifolia et la pêche intensive, les sept parcs naturels nationaux sont remis en cause par la loi présentée par le gouvernement, les marais et les rivières s’appauvrissent faute d’entretien et augmentent les risques d’inondations, les terrains durablement pollués se multiplient.

Dans notre pays comme dans le monde, la nature et sa diversité biologique sont en danger. C’est pourquoi il faudra réorienter la politique de l’eau en faveur de la préservation de la ressource, lancer un programme national anti-phytosanitaire permettant de diminuer par deux en cinq ans les volumes répandus par l’agriculture, et renforcer l’action de protection des espaces naturels.

5) Un vice Premier ministre, Ministre d’Etat en charge du développement durable

La mise en œuvre de ces engagements réclamera l’engagement personnel et constant du prochain Président de la République. Mais , dans la République parlementaire nouvelle que je souhaite mettre en place, où le Président aura le pouvoir d’impulser, le devoir de s’expliquer et le droit d’arbitrer, ce ne sera pas à lui de gouverner. Ne mélangeons pas les rôles. Il importe donc que le ministre en charge de l’écologie dispose de larges pouvoirs et qu’il occupe une position centrale au sein du gouvernement. Pour cela, je souhaite qu’il soit le numéro 2 du gouvernement, en tant que Ministre d’Etat ou vice-Premier ministre. L’écologie accédera alors, enfin, au rang politique que justifie le défi sans précédent qu’elle représente pour l’humanité, pour notre planète et, pour notre avenir commun.

*

Oui, nous sommes en état d’urgence écologique. Répondons-y par des actes concrets. Ce sera notre responsabilité après l’alternance de 2007.

Laurent Fabius 

 

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Par Equipe de campagne
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Samedi 30 septembre 2006
DEPECHE (AFP-Paris) - 30/09/2006 19:33

Laurent Fabius - CUINCY (AFP)

Laurent Fabius, qui doit confirmer dimanche sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a déclaré samedi à Cuincy (Nord) "assumer complètement" son changement d'orientation politique, l'expliquant par le fait que lui-même et la gauche "ont gouverné".

"Les valeurs du socialisme n'ont pas varié d'un iota (...) mais sur les propositions concrètes, il est vrai que les choses ont changé pour moi", a déclaré M. Fabius lors de l'université de rentrée du courant Forces militantes pour la démocratie et le socialisme (FMDS) de Marc Dolez, rallié à sa candidature.

"Si j'ai changé ? Oui, je l'assume complètement", a ajouté l'ancien Premier ministre, en faisant allusion à ses engagements très marqués à gauche depuis deux ans, alors qu'il a longtemps eu l'image d'un social-libéral.

"Les choses ont changé, d'abord parce qu'on a gouverné et que j'ai gouverné", a-t-il expliqué, évoquant également un "monde qui n'est plus le même".

"Tout cela fait qu'honnêtement, je dis aujourd'hui que si le pays doit être redressé, ce doit être par la gauche, que si la gauche veut gagner, ce ne peut être que sur des positions clairement de gauche", a ajouté celui qui avait, comme M. Dolez, soutenu le "non" au référendum sur la Constitution européenne de mai 2005.

"Ce que je dirai, je le ferai mais je refuserai aussi tout conservatisme", a-t-il promis, très applaudi, appelant au "rassemblement de toute la gauche".

Parmi les soutiens à sa candidature, M. Fabius a pu noter celui de Michaël Moglia, secrétaire général du courant "Rénover, maintenant" d'Arnaud Montebourg, rallié, lui, à Ségolène Royal.

Par Bruno Lamothe
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Dimanche 1 octobre 2006
 La citation de la semaine : "Dans l'action, on rêve de méditation; mais dans la méditation, au bout du troisième mois dans le désert, on se dit forcément qu'on aimerait bien bouger un peu. Alors on se met à rêver d'un chameau qui passerait par là..."   Francois Mitterrand - 1995
Par Bruno Lamothe
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Dimanche 1 octobre 2006

Il s’agit d’une conception globale qui porte à la fois sur l’éducation formelle et sur l’éducation non formelle.

Qu'elle le veuille ou non, toute ville est éducatrice comme l'explique Philippe Meirieu, (expert en pédagogie contemporaine). Cependant, et les pédagogues le savent mieux que d’autres, faisons attention aux mots et aux sens différents qu’ils peuvent prendre suivant les interlocuteurs.

Cet intitulé “villes éducatrices” provient d’une association internationale de villes (AICE) dont les racines sont plutôt catalanes que françaises, comme le rappelle Pilar Figueras, sa secrétaire générale. D’où la difficulté sans doute d’une bonne traduction. Mais voilà que l’AICE a la bonne idée de tenir son 9e congrès à Lyon du 14 au 17 septembre 2006. Le parti socialiste, et Laurent Fabius, Marie-Noelle Lienemann ou Jean-luc Melanchon, n’ont cessé d’affirmer la place du politique dans le débat d’idées sur les questions urbaines et sociales, comme lors la journée parlementaire de Nantes.


Cette notion de "villes éducatrices" peut prêter à confusion, en laissant entendre qu’il s’agirait d’un dogme qu’on voudrait imposer, aux enfants ou plus largement aux habitants de la cité. Or justement, la ville éducatrice est tout le contraire, il s’agit d’une conception globale qui porte à la fois sur l’éducation formelle et sur l’éducation non formelle, aussi bien dans le système éducatif institutionnel que dans les associations et dans tout lieu qui peut avoir une démarche éducative dans la ville.


Mais la ville éducatrice, selon la charte adoptée en 1990 à Barcelone et précisée à Gênes en 2004, c’est encore plus que cette démarche éducative, c’est la volonté de gérer et de transformer la ville avec ceux qui y habitent, en les faisant acteurs (in)formés et actifs de son devenir. A Montréal par exemple, où on l’appelle joliment “ville apprenante” et où l’enjeu est de faire d’une “ville de savoir” un atout pour le développement. C’est ce que font à leur manière les élus de l’Association des collectivités territoriales de l’Est parisien (ACTEP), qui se sont battus pour obtenir l’implantation d’un lycée international sur leur territoire. Un lycée pour conforter l’attractivité, mais surtout comme outil de diffusion d’une culture linguistique partagée dans des villes où l’immigration est une donnée permanente.


A l'instar de Jean-Claude Richez (INJEP), il conviendrait de s'interroger sur le lien entre éducation populaire – remise au goût du jour par des associations comme l’AFEV – et politiques éducatives locales. Autrement dit, essayer de cerner comment les villes développaient non seulement leurs compétences éducatives mais font en sorte que l’accès aux savoirs soit facilité pour toutes les catégories de la population, en particulier pour ceux qui résident dans ces zones d’éducation prioritaire (ZEP) dont la carte recoupe étrangement celle des zones urbaines sensibles (ZUS).


Inutile de s'étendre sur l’histoire des ZEP, dont la dynamique a contribué à la fois à des évolutions – trop limitées diront certains – de l’Éducation nationale et à une prise de conscience par les villes du rôle qu’elles pouvaient jouer dans les politiques éducatives vis-à-vis des jeunes des quartiers sensibles. Prise de conscience qui trouve pour une part ses racines dans une expérience oubliée, celle des maisons des jeunes et de la culture (MJC).
Ceci nous amène au récent Programme de réussite éducative lancé par Jean-Louis Borloo dans le cadre du Plan de cohésion sociale. Bénédicte de Lataulade et Lucie Mélas, sociologues, lors des rencontres de Lyon en ont pointé les faibles avancées comme les graves limites, voire les retours en arriere. Mais le mouvement est lancé : les villes se pensent de plus en plus comme éducatrices et, à défaut d’en avoir toutes les compétences, elles sont amenées à organiser la complémentarité entre les acteurs de l’éducation formelle et ceux de l’éducation non formelle. Les professionnels de l’urbanisme, les politiques et les citoyens sont appelés à prendre leur place dans ce processus. Il ne tient qu’à nous d’y apporter notre pierre.

Par Bruno Lamothe
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Dimanche 1 octobre 2006
Par Santrine HUREL
Sénatrice de Seine-Maritime
Conseillere Générale de Dieppe
 
 
Après plus de trois ans de procédure le tribunal correctionnel de Dieppe a condamné mardi 26 septembre les anciens dirigeants de l'entreprise Palace Parfums en fuite à trois ans de prison ferme pour "banqueroute, abus de biens sociaux par détournement de matériels, travail dissimulé". Justice, enfin, pour les ex-salariés de Palace Parfums.
 
Un mandat d'arrêt international a été lancé à l’encontre des " patrons voyous " qui avaient profité des vacances de Noël en décembre 2002 pour mettre la clef sous la porte et plonger dans le plus profond désarroi les salariés.
 
Le jugement rendu permet aux victimes aujourd’hui reconnues de faire valoir leurs droits devant les prud’hommes et de réclamer le paiement des milliers d’heures de travail supplémentaires et de travail à domicile effectuées durant des années.
 
Au-delà de la procédure et de la satisfaction partagée que justice soit rendue, on voudrait dire plus jamais ça et que ce combat ait valeur d’exemple pour la défense du droit du travail et des acquis sociaux.
Par Sandrine Hurel - Sénatrice de Dieppe
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Dimanche 1 octobre 2006

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