Les valeurs socialistes sont universelles, non parce qu’elles sont nées quelque part et qu’elle ont essaimé partout, mais parce qu’elles ont germé partout et qu’elles sont imprégnées de toutes les cultures et de toutes les utopies.
Nous leurs donnerons donc les contours de nos souverainetés revivifiées. Le monde s’est globalisé ? Qu’à cela ne tienne. Nous planterons et nous grefferons les valeurs républicaines du village au monde.
Nous le sauverons donc, ce socialisme Républicain, social et laïc, en suivant les mots de René Char "Agir en primitif et prévoir en stratège", et en restant fidèles, jusqu'au combat, aux valeurs portées, incarnées, par Laurent Fabius.
Et pour cela, nous sommes prêts à affronter toutes les polémiques, à dompter les violences de l’immobilisme actuel, qu'incarne, par essence, la droite, et qui est dévastateur.
Et pour cela, nous ferons notre ces mots de Laurent Fabius "Je ne sais quelle sera la récompense, mais je sais que la gauche et la France sont deux causes superbes qui méritent qu’on leur consacre sa vie".

Le premier gouvernement Fillon a été annoncé (j'ai l'impression de parler d'une intrigue d'un mauvais roman de politique fiction), et, le moins que l'on puisse en dire, c'est qu'il est... conforme à ce que l'on pouvait en craindre.
Disparition subite des ministères de l'industrie, de l'artisanat, mais aussi des PME et du commerce ça commence bien.
Le rattachement grotesque du ministère de la Fonction publique aupès du ministre du budget et des comptes sociaux marque la volonté de n'envisager le rôle des agents de l'Etat que d'un point de vue strictement comptable.
Le mariage entre immigration et "identité nationale" se double d'un amalgame pour le moins douteux entre co-développement et immigration, ce qui revient à n'envisager les relations nord-sud que du strict point de vue de la lutte contre l'immigration en provenance de pays "pauvres".
Ce matin, je l'avoue, en entendant l'annonce de la composition sur France Info, je me suis demandé si je n'étais pas tombé, par hasard, sur "rire et chansons" : le ministère de l'agriculture et de la pêche est ainsi attribué à... Christine Lagarde, avocate d'affaires, ancienne Présidente du cabinet Baker and Mc Kenzie et qui n'a jamais eu aucun contact avec le monde agricole, dont elle avoue ne rien connaitre.
"L'ouverture", tant vantée par des médias quasi unanimes, qui avaient, à grand renfort de tambours et de trompettes, fait aimablement circuler (par malveillance) les noms d'Hubert Védrine, d'Anne Lauvergeon ou de Christiane Taubira (sic), cette "ouverture" se solde en un vulgaire débauchage (Bernard Kouchner, dont l'engagement socialiste était de très fraiche date) et la récompense des traîtres tels que Eric Besson (auteur, doit-on le rappeler de "L’inquiétante “rupture tranquille” de Monsieur Sarkozy") ou Hervé Morin, et ceci, qui plus est dans des domaines dits "régaliens" donc dont la majeure partie de l'activité sera tdirectement raitée à l'Elysée.
Et je passe sur les ministres alibis (Rachida Dati, présentée par Roger Karoutchi comme "la preuve qu'il y a des immigrés qui seront intégrés", alors que la nouvelle ministre de la Justice est née à Saint-Rémy en Saône-et-Loire)...
Entre la pseudo "ouverture", récompense aux amis et aux clans, ce gouvernement, qui se voulait un gouvernement de rupture et de parité compte deux anciens secrétaires généraux du RPR (Michèle Alliot-Marie et Alain Juppé), 13 anciens ministres (dont un ancien premier ministre), et 7 femmes pour 14 hommes. Bref, ce gouvernement est celui du mensonge, celui des promesses non-tenues, un gouvernement en trompe l'oeil.
Mais les françaises et les français ou encore une chance d'y échapper : en votant massivement pour les candidats de gauche dès le premier tour des élections législatives des 10 et 17 juin 2007.
Commentaires