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Les valeurs socialistes sont universelles, non parce qu’elles sont nées quelque part et qu’elle ont essaimé partout, mais parce qu’elles ont germé partout et qu’elles sont imprégnées de toutes les cultures et de toutes les utopies.

Nous leurs donnerons donc les contours de nos souverainetés revivifiées. Le monde s’est globalisé ? Qu’à cela ne tienne. Nous planterons et nous grefferons les valeurs républicaines du village au monde.

Nous le sauverons donc, ce socialisme Républicain, social et laïc, en suivant les mots de René Char "Agir en primitif et prévoir en stratège", et en restant fidèles, jusqu'au combat, aux valeurs portées, incarnées, par Laurent Fabius.

Et pour cela, nous sommes prêts à affronter toutes les polémiques, à dompter les violences de l’immobilisme actuel, qu'incarne, par essence, la droite, et qui est dévastateur.

Et pour cela, nous ferons notre ces mots de Laurent Fabius "Je ne sais quelle sera la récompense, mais je sais que la gauche et la France sont deux causes superbes qui méritent qu’on leur consacre sa vie".

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Vendredi 13 avril 2007

    

    

Le Parti Socialiste soutient, il l'a fermement indiqué dans un communiqué paru cette semaine,  le mouvement national de grève des praticiens hospitaliers aujourd'hui.Ce mouvement traduit le malaise profond des praticiens des hôpitaux devant la dégradation de leurs conditions de travail et la remise en cause du service public hospitalier.

Les praticiens condamnent les dispositions de l’arrêté du 28 mars concernant la part complémentaire variable de rémunération réservée aux chirurgiens hospitaliers publics. Cette part variable prétend offrir une meilleure attractivité de carrière alors qu’elle enferme les praticiens chirurgiens concernés dans un dispositif bureaucratique et anti-déontologique laissé à la discrétion des directions. A l’évidence elle aliènera leur indépendance professionnelle.

Dans un communiqué accusateur,  les praticiens "rappellent leur engagement pour la défense de l’hôpital public et du statut unique pour ses praticiens et s’interrogent une nouvelle fois sur la valeur de la parole des Pouvoirs Publics : les praticiens hospitaliers à temps plein et à temps partiel ont compris le poids qu’il faut accorder aux promesses ministérielles en général et à celles de Mr Xavier BERTRAND en particulier !"

L’application à l’aveugle de la tarification à l’activité hospitalière (T2A) et l’asphyxie budgétaire créent les conditions d’une grave crise de l’hôpital public : environ 2/3 des hôpitaux publics sont dans le rouge et ont engagé l’année 2007 avec près d’1 milliard d’euros de déficit.  Il y a plus de 5 000 postes de praticiens hospitaliers vacants sur 33 000.

D'ailleurs, dans un document très clair rendu public fin 2006, la Fédération Hospitalière de France expliquait : "il est incohérent de rapprocher les financements du public et du privé sans distinction".

Les tarifs du privé et du public ne sont pas bâtis suivant les mêmes critères : l’une des différences fondamentales et pénalisantes pour l’hôpital concerne la rémunération des médecins. Lorsqu’ils sont salariés de l’hôpital, leur salaire est incorporé dans le tarif, ce qui n’est pas le cas pour les honoraires des médecins libéraux des cliniques commerciales.

Dans le public, l’essentiel du coût est intégré et non externalisé : il est dû à des prestations réalisées pendant les séjours. À l’inverse, dans le secteur du privé, la part des examens biologiques et d’imagerie est extrêmement faible, car ils sont souvent réalisés en dehors des cliniques, dans des cabinets de radiologie et des laboratoires.

En médecine, le secteur public reçoit près de 80 % des hospitalisations tandis que les cliniques privées ne prennent en charge que les pathologies les plus rentables, comme les endoscopies et les coronarographies.

Le gouvernement, par son autisme, porte une lourde responsabilité dans cette situation.

Les réponses faites aux praticiens hospitaliers pour revaloriser leurs carrières sont insuffisantes et préoccupantes. Le Parti Socialiste critique les critères instaurant l’accès à une part complémentaire variable de leurs salaires actuels. Celle-ci, au lieu de porter sur l’unique qualité, privilégie l’activité et donc le rendement. Il ne peut être question de laisser l’hôpital gangréné par une logique productiviste. Il doit être efficace, mais ne peut fonctionner comme une entreprise, guidée par une course aux actes rentables. Il s’agit d’un service public, qui, pour allier l’excellence, la proximité et la dimension sociale,  exige des moyens pérennes.

Ségolène ROYAL dans son pacte présidentiel s’engage dans ce sens avec une enveloppe de 2,5 milliards d’euros sur cinq ans pour l’hôpital.

Actuellement, deux conceptions hospitalières s’affrontent, celle libérale de l’hôpital/entreprise et celle du service public hospitalier, que défend le Parti Socialiste.

L’hôpital accueille tous les usagers quelle que soit leur situation sociale. Cette obligation essentielle du service public hospitalier a évidemment une incidence directe sur ses coûts. Les hôpitaux participent à de multiples actions de santé publique, à l’accueil et à la formation des étudiants, ce qui consomme du temps et qui est souvent sous-estimé, voire oublié, dans les budgets relatifs aux missions d’intérêt général : centres de planning familial, soins dentaires pour les plus démunis, financement de l'activité de services sociaux, etc.

On ne peut pas vouloir à tout prix aligner l’hôpital public sur le mode de fonctionnement et de rémunérations du service privé. Cette convergence est irréaliste et illustre parfaitement le danger que constitue la vision, partagée par le MEDEF, que Nicolas Sarkozy se fait des hommes et des femmes, des praticiens comme des patients : des "marchandises". Les 22 avril et 6 mai, il faudra s'en souvenir.

Par Bruno Lamothe - Publié dans : Actualités
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Commentaires

Voila des années que le système hospitalier est laminé, rogné peu à peu...logique financiere implacable face aux personnels impuissants,logique de résultat...
Id pour le social,on y arrive...
"Quand on a pas les moyens de se faire soigner,on en crève",disait avec amertume un chef de service de pédo-psy d'hopital général,il n'y a pas si longtemps...
Depuis, il est parti là où la psychiatrie ressemble davantage à ce qu'elle devrait être:un soin à part entière et pa une annexe de l'Aide Sociale à l'Enfance gérée par des FFI mal payés et pas formés à la psychiatrie...
Commentaire n°1 posté par Cat le 14/04/2007 à 10h33

Oui, l'UMP et l'UDF ont tout fait pour détruire notre systeme de soin, que tout le monde nous enviait. Et nous n'avons pas su le défendre assez fortement, nous, socialistes.


Et l'avenir semble de plus en plus sombre, j'en ai bien peur. Si ce n'est pas une logique de privatisation de la Sécurité Sociale, qu'est-ce ?

Commentaire n°2 posté par Bruno Lamothe le 14/04/2007 à 14h19
je sais que l'on ne peut se présenter comme voulant tout défaire, mais j'aurais aimé que le programme prévoie au moins une remise en cause d'Hopital 2007
Commentaire n°3 posté par brigetoun ou brigitte celerier le 14/04/2007 à 21h23
Cela sera fait. On arrive à la fin du programme, de toute façon... Hôpital 2007 restera un des scandales de la droite UDF-UMP
Commentaire n°4 posté par Bruno Lamothe le 14/04/2007 à 21h28
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